 La liste des trente géorgiens sélectionnés pour cette Coupe du Monde vient d'être dévoilée. Le trio d'entraineurs géorgiens (Malkhaz Tcheishvili, Paata Narimanashvili et David Chavleishvili) ont fait leur choix, après avoir observé les joueurs à Agen pendant quelques jours. Si le pack d'avants est d'un niveau honnête, avec bon nombre des huit titulaires jouant en Top 14 ou ProD2 (Kinchagashvili (Brive), Kopaliani (Bayonne), Shevelidze et Zirakashvili (Clermont), Labadze (Toulon)), la ligne arrière risque, elle, de se retrouver en grande difficulté. D'autant plus que la géorgie n'a pas été gâtée par le tirage au sort, se retrouvant dans le Poule D, "poule de la mort", où les monstres français, irlandais et argentais vont se battre pour les deux places qualificatives.
D'ailleurs, leur observateur français, Henry Broncan souligne dans Sud-Ouest : "S'ils n'améliorent pas leur organisation en défense, ils peuvent prendre 80 points face à la France, l'Argentine ou l'Irlande. Devant, c'est costaud. Mais derrière, je crains beaucoup pour eux". D'autant plus que les trois équipes, en cas de résultats serrés, devront batayer ferme contre les deux petits que sont la Géorgie et la Namibie, afin de soigner le point-average. Et réapparait alors le risque de venir à la Coupe du Monde seulement pour se faire humilier, comme cela avait été le cas en 2003 (4 matchs, aucune victoire, 200 points encaissés, 46 marqués, et un sanglant 84-6 contre les futurs champions du monde anglais). Car les matchs trop inégaux ne font pas forcément progresser. Reste donc pour les joueurs le match contre la Namibie, un match plus équilibré, mais qui ne fera sûrement pas la une des journaux sportifs ; et pour la fédération géorgienne, l'occasion de récolter un peu d'argent, afin d'améliorer les infrastructures et de se donner les moyens matériels de progresser. Et une Coupe du Monde laisse toujours de merveilleux souvenirs, comme un France - Géorgie dans un stade Vélodrome comble !
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